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jeudi 11 avril 2013
jeudi 4 avril 2013
[Sortie nanardesque] Hansel et Gretel Witch Hunters
Je vous avoue, j'étais impatient de voir ce film. La bande-annonce nous promettait un bon gros nanar comme je les aime, et je dois dire que je n'ai pas été déçu. J'ai même été exaucé au delà de mes désirs, car tout dans ce film a été qualibré pour être d'une ringardise sans bornes.
Commençons par l'histoire. Hansel et Gretel, après leur mésaventure avec la sorcière à la maison en sucreries, ont décidé de vouer leur existence à l'extermination pure et simple des adoratrices de Satan. Appelés à l'aide dans un village reculé, ils vont devoir faire face à leur plus grand défi...
Oui, bon, dit comme ça, ça en jette. Mais, rassurez-vous, derrière ce synopsis alléchant se cache en réalité une histoire cousue de fil blanc dont vous devinerez les tenants et aboutissants disons... au bout de 5 minutes de film... A croire que c'est le fils du réalisateur, récemment entré en 6ème, qui a écrit le script, et je ne plaisante qu'à moitié en disant cela !
Tout dans ce film transpire le cliché, des personnages archi-caricaturaux aux situations ultra-convenues. Ni le charisme de Jeremy Renner (toujours aussi peu expressif), ni le joli minois de Gemma Arterton ne pourront sauver le film de l'imbécilité dans lequel il patauge. Seule Famke Janssen semble prendre plaisir à jouer son rôle de méchante sorcière, mais elle est trop sous-exploitée pour parvenir à relever le niveau.
La réalisation, quant à elle, est abrutissante au possible. Assez plate quand il s'agit de séquences de dialogues, elle devient absolument hystérique quand l'action se déchaîne, les plans n'excédant alors pas la seconde ! Ajoutez à cela une musique en adéquation totale avec ce qu'il se passe à l'écran (c'est à dire du boum boum outrancier), et vous aurez un aperçu de ce qui vous attend si vous allez voir ce film : une bonne migraine...
Conclusion : Aussi décomplexé qu'Abraham Lincoln Chasseur de Vampires, mais en moins drôle, Hansel et Gretel Witch Hunters souffre d'un scénario écrit à la va-vite et d'une mise en scène épuisante qui vous feront remercier le ciel que le film soit court (1h28). A jeter au feu !
samedi 30 mars 2013
[Sortie nanardesque] : Die Hard 5 Belle Journée pour Mourir
Faite exclusivement
pour réaliser un juteux chiffre d’affaire, cette suite est clairement de trop.
Mais peut-on
véritablement parler de suite ? On est en droit de se poser cette question,
tant ce film est un renoncement total à tout ce qui faisait le sel des
précédents volets.
Tout d’abord, un Die
Hard, c’est avant tout un huis-clos, même si ce dernier point a été quelque peu
délaissé avec le 3ème et 4ème volet. A l’heure des
reboots et autre retours aux sources, revenir à un espace de jeu plus restreint
aurait pu être judicieux. Mais il faut croire que les scénaristes avaient d’autres
idées en tête. Et comme l’Amérique semble être devenue trop petite pour
MacLane, c’est en Russie que ce dernier va traîner ses guêtres.
La Russie… Encore
maintenant je me demande ce qui leur est passé par la tête. Car, autre élément
qui faisait le succès des Die Hard, c’était leur lien avec l’actualité. Après
les méchants issus tout droit de la Guerre Froide des 3 premiers volets, et les
hackers du 4ème, c’est donc la Russie et Tchernobyl qui sont au cœur
de l’actualité en 2013 ?!! Je sais que Fukushima est passé par là, mais
quand même… Tchernobyl ?!! Ce n’est pas un peu dépassé comme contexte ?
Alors, résumons-nous.
Un terrain de jeu encore plus vaste (de Moscou à Tchernobyl, bonjour le
huis-clos), un contexte plutôt nostalgique (j’aurais encore préféré voir MacLane en Irak, tiens !),
qu’est-ce que les scénaristes pourraient pondre de plus débile pour flinguer un
peu plus la saga ? Mais c’est simple, donner un partenaire à MacLane, un
partenaire qui vampirisera tellement l’écran que Bruce Willis en sera réduit au
rôle de figurant ! Et c’est ce qui se passe dans Die Hard 5. Le fils de MacLane
est tellement surexploité que notre pauvre héros principal se voit contraint à
suivre à la traîne et à couvrir son super-héros de fiston. A peine
parviendra-t-il à exprimer quelques blagues entre chaque fusillade… Navrant,
quand on connaît la légendaire gouaille du personnage…
D’ailleurs en parlant
de super-héros... Les situations dans ce long-métrage sont tellement ubuesques
que je me suis demandé à un moment si, en réalité, je ne regardais pas la suite
de G.I. Joe… C’est bien simple, les MacLane sont absolument invincibles. Alors
que dans les autres volets, Bruce Willis s’en prenait plein la poire, c’est à
peine s’il se coupe en passant par une fenêtre ! Sans compter que dans ce
film, la police russe est bien malmenée… Non, en fait, je vais être plus clair,
elle brille par son absence !!! Dans tous les volets, MacLane faisait
équipe avec les autorités locales, qui étaient d’une incompétence
extraordinaire certes, mais qui étaient présentes. Et là, rien ! L’intrigue
se joue entre les deux MacLane et des mercenaires surentraînés et suréquipés,
point final. Bonjour la cohérence !
Mais bon, en même
temps, c’est la norme en vigueur dans les films d’action actuels. De la baston
efficace en continue et une ébauche de scénario pour relier le tout. Oui, mais
voilà, ça marche peut-être pour un Mission Impossible 4, mais pas pour un Die
Hard. C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que Die Hard 5 s’est fait
démolir par les spectateurs alors qu’ils avaient porté aux nues MI 4… qui
pourtant ne valait guère mieux selon moi. Die Hard 5 a en effet hérité d’une
histoire abracadabrantesque qui peine, malgré de nombreux et prévisibles
retournements de situations, à atteindre l’heure et demie ! A croire que
le tournage de ce film a été lancé sans que le scénario ne soit finalisé et que
ce dernier a été écrit au jour le jour, ce qui ne serait pas étonnant, entre
nous (Jurassic Park 3 avait eu, lui aussi, ce problème).
Conclusion : A
force de vouloir surfer sur ce que font les autres, les auteurs de ce 5ème
volet ont oublié sur quelle licence ils travaillaient. Résultat des courses :
ce nouveau Die Hard n’en est pas un. Et c’est bien ce qu’on lui reproche au
final…
mardi 26 mars 2013
[Bonne surprise] Du venin dans les veines (Hush)
Il existe des films qui, on ne sait pas pourquoi, demeurent méconnus, et ce injustement. Du venin dans les veines (Hush en VO) est de ceux-là.
Ce film est un mystère pour moi. Réalisé par un certain Jonathan Darby, qui ne fera plus jamais parler de lui après celà, le film compte quand même dans son casting Gwyneth Paltrow (Iron Man) et Jessica Lange. Pourquoi donc pareil désintéressement ? On se le demande, car le film est loin d'être honteux...
Bon, soyons justes, Hush n'est pas non plus un chef d'oeuvre. C'est un honnête thriller qui ne laissera pas un souvenir indélébile. Mais il mérite tout de même qu'on s'y intéresse un tant soit peu.
De quoi ça parle ? En résumé, la jeune Helen (Gwyneth Paltrow) file le parfait amour avec son compagnon Jackson jusqu'au jour où elle apprend qu'elle est enceinte. Le couple décide alors de quitter New York pour s'installer chez la mère de Jackson, Martha (Jessica Lange). Si cette dernière se montre prévenante envers Helen, cette dernière commence à avoir des doutes sur sa belle-mère. Et elle a raison de s'inquièter, car Martha est maladivement jalouse. Et à ses yeux, sa belle-fille représente une menace...
Certes, voilà un thème qui n'est pas très nouveau. On a déjà vu ça dans Psychose, voire même dans des romans de Mary Higgins Clark (qui aurait très bien pu écrire l'intrigue au passage). Alors, qu'est-ce qui fait la force de Hush ? Sa réalisation tout d'abord, aux antipodes de ce qu'on était en droit d'attendre d'un thriller. Pas de pièces sombres, pas de planchers qui grincent, pas de folle furieuse coursant sa victime dans les couloirs. Non, Jonathan Darby a décidé de tordre le cou à tous ces clichés. Son film affiche donc un soleil radieux, et le malaise est beaucoup plus psychologique que physique, ce qui donne d'ailleurs lieu à une conclusion que beaucoup trouveront bâclée, mais que, pour ma part, je trouve absolument jubilatoire. Il faut dire que le choix de Jessica Lange en belle-mère possessive s'avère judicieux, tant elle joue bien l'ambivalence du personnage. Quant à Gwyneth Platrow, dans le rôle de la victime qui finit par se rebiffer, elle s'en tire avec les honneurs.
Mais le véritable coup de génie de Jonathan Darby, c'est d'avoir confié la musique à Christopher Young. Le compositeur va en effet se plaire à sous-entendre ce que l'image ne montre pas. Et signer une de ses plus belles partitions au passage.
D'une berceuse aux accents de plus en plus inquiétants, à une véritable explosion auditive quand il s'agit d'accentuer une couse-poursuite, Christopher Young use de tous les ressorts possibles pour donner au film une ambiance que Jonathan Darby peine parfois à instaurer. Les deux hommes semblent avoir travaillé avec une réelle complicité, ce qui fait que Hush est un film qui se suit sans déplaisir, et ce, jusqu'à la dernière minute.
Bilan : Hush est un film à découvrir. Certes, il n'est pas d'une grande originalité, et la fin en décevra peut-être quelques-uns, mais il a au moins le mérite de ne pas céder à la facilité et de vouloir se démarquer de ses concurrents, et rien que pour ça, rendez-lui honneur en le regardant. Et si vous avez besoin d'une autre raison, regardez-le pour la musique de Christopher Young.
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