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vendredi 14 février 2014

La Belle et la Bête de Christophe Gans



Après huit ans d'absence et de projets avortés (dont un certain Fantômas), Christophe Gans nous revient avec une nouvelle adaptation de la Belle et la Bête. De la part d'un réalisateur aux films aussi soignés artistiquement que Crying Freeman, Silent Hill, en passant par le Pacte des Loups, on était en droit d'attendre beaucoup de cette nouvelle version. Hélas, la chute n'en a été que plus rude...
 
Que ceci soit bien clair entre nous, Christophe Gans ne démérite absolument pas en ce qui concerne l'aspect visuel. Le réalisateur français prouve, une nouvelle fois, qu'il n'a pas à rougir de certaines productions américaines faites à la va-vite, et dont les effets numériques sont dépassés avant même la sortie. Non, la Belle et la Bête est une véritable réussite plastique. Le film, aux allures de livre d'images, voire de peinture du XVIIIème siècle, fait la part belle aux décors et à la poésie qui s'en dégage. Les effets numériques sont utilisés de manière très pertinente et rares sont les moments où on a l'impression qu'une bonne partie du film a été tourné en fond vert.
 
Seulement voilà, pour ceux qui s'attendraient à une version beaucoup plus sombre du conte, comme pourrait le laisser entendre la filmographie de Gans, vous risquez d'être déçus. Car oui, Christophe Gans signe ici un film tout public, et le problème, c'est que cela se ressent, notamment en ce qui concerne le design de la Bête. Gans aurait pu avoir l'embarras du choix, le conte n'étant pas particulièrement précis quant à la description de la Bête, mais il a finalement opté pour... un lion. Quand on connaît les goûts de Gans en matière d' "aberration", on ne peut qu'être agacé d'avoir une Bête aussi proche des versions de Cocteau et Disney. Mais il n'y a pas que le monstre qui est en cause : tout le film est aseptisé, et ce malgré quelques passages assez explicites, à tel point qu'on en viendrait presque à regretter la version de 1946. On peut donc affirmer que, de ce point de vue là, Christophe Gans a failli à sa réputation.
 
Mais jusqu'ici j'ai critiqué le film par rapport à la vision que je m'en faisais, ce qui n'est pas très objectif, j'en conviens. Revenons donc à ce que le film a à nous offrir. Je l'ai déjà dit, visuellement, le film est magnifique. Mais voilà, il y a aussi un revers à la médaille. Christophe Gans semble, en effet, tellement obnubilé par la forme de son film, qu'il en délaisse complètement le fond. Le fond, c'est tout d'abord l'interprétation. Ceux qui suivent la carrière de Gans savent qu'il n'est pas un éblouissant directeur d'acteurs (il le dit lui-même), mais il a toujours su s'entourer d'interprètes talentueux, ce qui avait pour effet bénéfique de masquer cette imperfection. Alors que penser du choix de Léa Seydoux pour incarner Belle ? Est-ce parce que le grand-père de cette dernière produit le film, ou parce qu'il a vraiment cru en son talent, que Christophe Gans l'a choisie ? Toujours utile que sa prestation n'est guère convaincante. Soit elle est vraiment très mauvaise actrice, soit je n'ai pas du tout été réceptif à son jeu. Le reste du casting est cependant plus en adéquation avec les goûts de Gans. On y retrouve des valeurs sûres comme André Dussollier, ou des acteurs fétiches du réalisateur, tel Vincent Cassel dont chaque apparition est un rayon de soleil dans ce long-métrage. Encore aurait-il fallu lui donner plus de matière à jouer. Car le fond, ce n'est pas seulement les acteurs, c'est aussi le scénario qu'on leur donne à interpréter...
 
L'histoire de la Belle et la Bête, tout le monde la connaît. C'était peut-être l'occasion de proposer une nouvelle lecture, quelque chose d'assez novateur pour justifier une nouvelle adaptation. Malheureusement, en dehors de quelques ajouts, l'histoire n'est guère différente de la version de Cocteau, voire celle de Disney. Mais le pire, c'est que cette fois-ci, la relation entre Belle et le monstre se voit réduite à peau de chagrin. Quelques courtes scènes de dialogues, une petite danse, et hop, voilà nos deux tourtereaux amoureux. Jamais on ne voit Belle apprivoiser la Bête, jamais on ne la voit avoir de l'empathie pour la créature, et jamais la Bête n'a paru être autant au second plan que dans ce film. Car le long-métrage est effectivement centré sur Belle, sur ses promenades dans le chateau, sur son enquête sur le passé de la Bête. La Belle, presque sur tous les plans, toutes les scènes, omniprésente... Comment voulez-vous que j'apprécie un film qui : 1. délaisse la relation entre les deux personnages principaux ; 2. se focalise sur une actrice au jeu duquel je suis de toute évidence allergique ?
 
Bilan : Je l'avoue, je suis complètement resté en dehors du film. D'où mon sentiment d'inachevé lorsque le générique s'est mis à défiler, comme si je n'avais pas vu un film, mais une ébauche de film. Il y a des idées, c'est indéniable. Il y a de bons décors, de bons effets spéciaux, une excellente musique, mais voilà, c'est tout. L'aspect visuel a supplanté l'aspect narratif, rendant ainsi le film, certes, beau, mais complètement désincarné...

lundi 22 juillet 2013

[Sortie nanardesque] La Marque des Anges - Miserere


Jean-Christophe Grangé n'a décidément pas de chance avec les adaptations de ses romans. Si Matthieu Kassowitz s'en était tiré avec les honneurs avec les Rivières Pourpres, et ce malgré une fin bâclée et quasi-incompréhensible, les films qui ont suivi se sont tous vautrés dans la surenchère, le casting de choc, la réalisation à l'américaine, et le scénario tronqué.
 
Le génie de Kassowitz avait été de s'approprier le roman de Grangé et de restituer l'ambiance que ce dernier exhalait au fil des pages. Et c'est cette ambiance, consolidée par la musique de Bruno Coulais, qui donnait à son film toute sa force, même si la fin s'avèrait (trop) vite expédiée.
 
Ses successeurs n'auront clairement pas la même approche, en particulier Chris Nahon pour l'Empire des Loups qui sacrifiera l'ambiance au profit d'une image poisseuse et d'une action non-stop filmée par un parkinsonien en pleine crise, même si le scénario était, il faut bien le reconnaître, encore suffisamment alambiqué pour maintenir l'intérêt.
 
Ce n'est pas le cas de la Marque des Anges, ou Miserere. Dun point de vue réalisation, Sylvain White s'en sort encore moins bien que Nahon. Certes, il n'opte pas pour la caméra parkinsonienne, mais son film transpire tellement la maîtrise, le calme et la sagesse que, pour le coup, il est complètement à côté de la plaque !
 
Dieu que ce film est mou ! Un épisode de Derrick apparaîtrait plus énergique à côté.  L'intrigue, tout d'abord, est d'une indigence rare. J'ignore si Grangé a véritablement conçu son livre de cette manière, mais il est certain, connaissant le bonhomme, que son intrigue était beaucoup plus tarabiscotée que ce que le film daigne montrer. D'autre part, le tueur, dans le long-métrage, est absolument grotesque. En clair, imaginez un enfant de choeur capable de tuer rien qu'avec sa voix... Déjà, dit comme ça, ça fait sourire... Mais quand ledit garçonnet fait étalage de son don, cela donne une crise de fou rire irrépressible tant le gamin roule des yeux et fait des grimaces avec sa bouche...
 
Pour couronner le tout, il y a... Gérard Depardieu. L'acteur livre, dans ce long-métrage, l'une de ses performances les plus anecdotiques de sa carrière. Il est là... mais c'est tout. Et en même temps, c'est déjà bien assez tant le bide de l'acteur vampirise l'écran. Le réalisateur a beau tout faire pour masquer l'embonpoint de la vedette, il y a fatalement une scène où l'acteur va se ridiculiser. Il faut le voir batailler ferme pour se sortir de son clic-clac, ou, pire encore, tenter vainement de se cacher derrière un pilier. A titre de comparaison c'est comme si j'essayais de me dissimuler derrière un lampadaire. Vous imaginez le tableau ?
 
A côté, Joeystarr crève l'écran, à tel point que s'il n'y avait qu'une seule bonne raison de voir le film, ce serait lui. Mais voilà, un bon acteur seul suffit-il à sauver un film dont l'intrigue est cousue de fil blanc ? La réponse est malheureusement "non".
 
Bilan : Enième adaptation ratée d'un livre de Grangé, la Marque des Anges ne présente absolument aucun intérêt, mise à part la performance de Joeystarr qui prouve, une fois encore, qu'il a l'étoffe d'un acteur.
 
 
 

jeudi 11 juillet 2013

Une bande-annonce pour patienter...

La vidéo tardant à venir pour cause plantages de logiciel à répétition, voici, histoire de vous faire patienter, un petit aperçu de ce qui vous attend avec Highlander II, l'une des plus mauvaises suites de l'histoire du cinéma.
 
Bande-annonce faite par nos soins.

dimanche 7 juillet 2013

Une affiche de rêve...


Et pour ceux qui se poseraient la question : oui, tous ces personnages seront dans la vidéo...

jeudi 16 mai 2013

[Bonne surprise] Evil Dead


Fan de la trilogie de Sam Raimi, j'attendais ce remake avec une certaine impatience, je dois bien le reconnaître. Malheureusement, il semblerait que, dans mon département, on ait décidé de tout simplement "bouder" ce film. C'est bien simple, aucun des grands complexes que j'ai l'habitude de fréquenter ne le propose ! Il a fallu que j'aille dans un petit cinéma de quartier pour enfin pouvoir regarder l'objet de mes désirs. Bien m'en a pris, car je n'ai payé ma place que 4 euros au lieu des 6.50 habituels (tarif étudiant, je précise). Merci donc aux grands complexes qui, non contents de ne pas avoir les "couilles" de diffuser un film interdit aux moins de 16 ans, nous font payer des places beaucoup trop chères. Voilà, ce coup de gueule étant fait, revenons dès à présent au film.
 
Pour ceux qui ne connaîtraient pas la franchise, Evil Dead est, à la base, un petit film d'horreur indépendant, réalisé par un Sam Raimi débutant, mais qui avait déjà un sens de la mise en scène bien à lui. Avec un budget misérable de 350 000 dollars (à peu près), Raimi, avec sa bande de potes, dont le génial Bruce Campbell, signe un  long-métrage où le bricolage, le maquillage et les travellings complètement fous sont rois. Raimi prend des risques, ose tout, et ça marche, le film sera amplement ammorti avec une recette de plusieurs millions de dollars.
Fort de ce succès, Raimi s'attele alors à une suite, avec un budget beaucoup plus confortable. Le résultat est sans appel : Evil Dead 2 surclasse le premier volet, par sa folie, son humour noir corrosif, son aspect gore jouissif et le numéro quasi cartoonesque de Bruce Campbell. Cette recette détonante trouvera son apothéose dans le 3ème volet, sous-titré l'Armée des Ténèbres, moins gore mais cultissime tant c'est du grand n'importe quoi !
 
Aujourd'hui, Raimi revient sur sa première saga culte (rappelons qu'il a depuis signé une autre trilogie mémorable, celle de Spider-Man), mais cette fois-ci en tant que producteur. Il confie ainsi son "bébé" à Fede Alvarez, un nouveau venu dont c'est le premier long-métrage.

Alors que vaut ce remake ? Et bien, c'est de loin le meilleur que j'ai pu voir, loin, très loin d'un Piranhas 3D qui, certes, était gore, mais d'une stupidité astronomique. Evil Dead 2.0 ne prend pas ses spectateurs pour des débiles, au contraire, il leur en met plein les mirettes avec un scénario qui reprend la plupart des éléments qui ont fait le succès de la trilogie originale, tout en s'octroyant une part d'originalité bienvenue. On regrettera cependant quelques personnages qui font tapisserie, les quelques grosses ficelles qui font entrevoir certains rebondissements un poil trop à l'avance, ainsi que le ton parfois trop sérieux de certaines scènes (où est Ash ?!).
 
A part ces quelques détails, la mise en scène est un pur bonheur. Outre l'aspect bien répugnant de certaines scènes (à côté le Evil Dead original, c'est une promenade de grand-mères), le réalisateur parvient à imposer des scènes d'une beauté picturale rarement vue à l'écran. Les dernières minutes sous la pluie de sang sont un pur régal pour les yeux. D'autre part, les fans de la première heure ne sont pas non plus mis à l'écart : un petit conseil, restez bien jusqu'à la fin du générique, vous aurez une belle surprise...
 
A ne pas écouter avant de s'endormir : insomnie garantie !
 
Le résultat, déjà très bon, est de plus rehaussé par la musique de Roque Banos. Cordes stridentes, cuivres écrasants, piano intimiste et inquiétant, choeur hystérique, tout y passe pour faire flipper le spectateur. Et comme si ça ne suffisait pas, tel John Williams pour les Dents de la Mer, Banos nous gratifie d'une sirène, une sorte de mix entre une porte grinçante et une tronçonneuse en marche. Cela peut paraître anodin, mais je peux vous jurer que dès que cette sirène retentit, c'est ni plus ni moins que l'enfer qui s'ouvre sous vos pieds !
 
Oui c'est dégueulasse, âmes sensibles s'abstenir. Je suis sérieux !
 
Bilan : Un très bon remake, accessible aux fans comme aux néophites, avec ce qu'il faut de gore et d'émotions pour en faire un grand film. Reste à savoir quelle sera la suite des opérations. Aux dernières nouvelles, Sam Raimi travaillerait sur un Evil Dead 4... Si cette rumeur se confirme, l'avenir sera délicieusement... atroce !


jeudi 4 avril 2013

[Sortie nanardesque] Hansel et Gretel Witch Hunters


Je vous avoue, j'étais impatient de voir ce film. La bande-annonce nous promettait un bon gros nanar comme je les aime, et je dois dire que je n'ai pas été déçu. J'ai même été exaucé au delà de mes désirs, car tout dans ce film a été qualibré pour être d'une ringardise sans bornes.
 
Commençons par l'histoire. Hansel et Gretel, après leur mésaventure avec la sorcière à la maison en sucreries, ont décidé de vouer leur existence à l'extermination pure et simple des adoratrices de Satan. Appelés à l'aide dans un village reculé, ils vont devoir faire face à leur plus grand défi...
 
Oui, bon, dit comme ça, ça en jette. Mais, rassurez-vous, derrière ce synopsis alléchant se cache en réalité une histoire cousue de fil blanc dont vous devinerez les tenants et aboutissants disons... au bout de 5 minutes de film... A croire que c'est le fils du réalisateur, récemment entré en 6ème, qui a écrit le script, et je ne plaisante qu'à moitié en disant cela !
 
Tout dans ce film transpire le cliché, des personnages archi-caricaturaux aux situations ultra-convenues.  Ni le charisme de Jeremy Renner (toujours aussi peu expressif), ni le joli minois de Gemma Arterton ne pourront sauver le film de l'imbécilité dans lequel il patauge. Seule Famke Janssen semble prendre plaisir à jouer son rôle de méchante sorcière, mais elle est trop sous-exploitée pour parvenir à relever le niveau.
 
La réalisation, quant à elle, est abrutissante au possible. Assez plate quand il s'agit de séquences de dialogues, elle devient absolument hystérique quand l'action se déchaîne, les plans n'excédant alors pas la seconde ! Ajoutez à cela une musique en adéquation totale avec ce qu'il se passe à l'écran (c'est à dire du boum boum outrancier), et vous aurez un aperçu de ce qui vous attend si vous allez voir ce film : une bonne migraine...
 
Conclusion : Aussi décomplexé qu'Abraham Lincoln Chasseur de Vampires, mais en moins drôle, Hansel et Gretel Witch Hunters souffre d'un scénario écrit à la va-vite et d'une mise en scène épuisante qui vous feront remercier le ciel que le film soit court (1h28). A jeter au feu !

samedi 30 mars 2013

[Sortie nanardesque] : Die Hard 5 Belle Journée pour Mourir


 
Faite exclusivement pour réaliser un juteux chiffre d’affaire, cette suite est clairement de trop.

Mais peut-on véritablement parler de suite ? On est en droit de se poser cette question, tant ce film est un renoncement total à tout ce qui faisait le sel des précédents volets.

Tout d’abord, un Die Hard, c’est avant tout un huis-clos, même si ce dernier point a été quelque peu délaissé avec le 3ème et 4ème volet. A l’heure des reboots et autre retours aux sources, revenir à un espace de jeu plus restreint aurait pu être judicieux. Mais il faut croire que les scénaristes avaient d’autres idées en tête. Et comme l’Amérique semble être devenue trop petite pour MacLane, c’est en Russie que ce dernier va traîner ses guêtres.

La Russie… Encore maintenant je me demande ce qui leur est passé par la tête. Car, autre élément qui faisait le succès des Die Hard, c’était leur lien avec l’actualité. Après les méchants issus tout droit de la Guerre Froide des 3 premiers volets, et les hackers du 4ème, c’est donc la Russie et Tchernobyl qui sont au cœur de l’actualité en 2013 ?!! Je sais que Fukushima est passé par là, mais quand même… Tchernobyl ?!! Ce n’est pas un peu dépassé comme contexte ?

Alors, résumons-nous. Un terrain de jeu encore plus vaste (de Moscou à Tchernobyl, bonjour le huis-clos), un contexte plutôt nostalgique (j’aurais encore préféré voir MacLane en Irak, tiens !), qu’est-ce que les scénaristes pourraient pondre de plus débile pour flinguer un peu plus la saga ? Mais c’est simple, donner un partenaire à MacLane, un partenaire qui vampirisera tellement l’écran que Bruce Willis en sera réduit au rôle de figurant ! Et c’est ce qui se passe dans Die Hard 5. Le fils de MacLane est tellement surexploité que notre pauvre héros principal se voit contraint à suivre à la traîne et à couvrir son super-héros de fiston. A peine parviendra-t-il à exprimer quelques blagues entre chaque fusillade… Navrant, quand on connaît la légendaire gouaille du personnage…

D’ailleurs en parlant de super-héros... Les situations dans ce long-métrage sont tellement ubuesques que je me suis demandé à un moment si, en réalité, je ne regardais pas la suite de G.I. Joe… C’est bien simple, les MacLane sont absolument invincibles. Alors que dans les autres volets, Bruce Willis s’en prenait plein la poire, c’est à peine s’il se coupe en passant par une fenêtre ! Sans compter que dans ce film, la police russe est bien malmenée… Non, en fait, je vais être plus clair, elle brille par son absence !!! Dans tous les volets, MacLane faisait équipe avec les autorités locales, qui étaient d’une incompétence extraordinaire certes, mais qui étaient présentes. Et là, rien ! L’intrigue se joue entre les deux MacLane et des mercenaires surentraînés et suréquipés, point final. Bonjour la cohérence !

Mais bon, en même temps, c’est la norme en vigueur dans les films d’action actuels. De la baston efficace en continue et une ébauche de scénario pour relier le tout. Oui, mais voilà, ça marche peut-être pour un Mission Impossible 4, mais pas pour un Die Hard. C’est d’ailleurs sans doute pour cette raison que Die Hard 5 s’est fait démolir par les spectateurs alors qu’ils avaient porté aux nues MI 4… qui pourtant ne valait guère mieux selon moi. Die Hard 5 a en effet hérité d’une histoire abracadabrantesque qui peine, malgré de nombreux et prévisibles retournements de situations, à atteindre l’heure et demie ! A croire que le tournage de ce film a été lancé sans que le scénario ne soit finalisé et que ce dernier a été écrit au jour le jour, ce qui ne serait pas étonnant, entre nous (Jurassic Park 3 avait eu, lui aussi, ce problème).


Conclusion : A force de vouloir surfer sur ce que font les autres, les auteurs de ce 5ème volet ont oublié sur quelle licence ils travaillaient. Résultat des courses : ce nouveau Die Hard n’en est pas un. Et c’est bien ce qu’on lui reproche au final…

mardi 26 mars 2013

[Bonne surprise] Du venin dans les veines (Hush)


 

Il existe des films qui, on ne sait pas pourquoi, demeurent méconnus, et ce injustement. Du venin dans les veines (Hush en VO) est de ceux-là.
 
Ce film est un mystère pour moi. Réalisé par un certain Jonathan Darby, qui ne fera plus jamais parler de lui après celà, le film compte quand même dans son casting Gwyneth Paltrow (Iron Man) et Jessica Lange. Pourquoi donc pareil désintéressement ? On se le demande, car le film est loin d'être honteux...
 
Bon, soyons justes, Hush n'est pas non plus un chef d'oeuvre. C'est un honnête thriller qui ne laissera pas un souvenir indélébile. Mais il mérite tout de même qu'on s'y intéresse un tant soit peu.
 
De quoi ça parle ? En résumé, la jeune Helen (Gwyneth Paltrow) file le parfait amour avec son compagnon Jackson jusqu'au jour où elle apprend qu'elle est enceinte. Le couple décide alors de quitter New York pour s'installer chez la mère de Jackson, Martha (Jessica Lange). Si cette dernière se montre prévenante envers Helen, cette dernière commence à avoir des doutes sur sa belle-mère. Et elle a raison de s'inquièter, car Martha est maladivement jalouse. Et à ses yeux, sa belle-fille représente une menace...
 
Certes, voilà un thème qui n'est pas très nouveau. On a déjà vu ça dans Psychose, voire même dans des romans de Mary Higgins Clark (qui aurait très bien pu écrire l'intrigue au passage). Alors, qu'est-ce qui fait la force de Hush ? Sa réalisation tout d'abord, aux antipodes de ce qu'on était en droit d'attendre d'un thriller. Pas de pièces sombres, pas de planchers qui grincent, pas de folle furieuse coursant sa victime dans les couloirs. Non, Jonathan Darby a décidé de tordre le cou à tous ces clichés. Son film affiche donc un soleil radieux, et le malaise est beaucoup plus psychologique que physique, ce qui donne d'ailleurs lieu à une conclusion que beaucoup trouveront bâclée, mais que, pour ma part, je trouve absolument jubilatoire. Il faut dire que le choix de Jessica Lange en belle-mère possessive s'avère judicieux, tant elle joue bien l'ambivalence du personnage. Quant à Gwyneth Platrow, dans le rôle de la victime qui finit par se rebiffer, elle s'en tire avec les honneurs.
 
Mais le véritable coup de génie de Jonathan Darby, c'est d'avoir confié la musique à Christopher Young. Le compositeur va en effet se plaire à sous-entendre ce que l'image ne montre pas. Et signer une de ses plus belles partitions au passage.
 
 
D'une berceuse aux accents de plus en plus inquiétants, à une véritable explosion auditive quand il s'agit d'accentuer une couse-poursuite, Christopher Young use de tous les ressorts possibles pour donner au film une ambiance que Jonathan Darby peine parfois à instaurer. Les deux hommes semblent avoir travaillé avec une réelle complicité, ce qui fait que Hush est un film qui se suit sans déplaisir, et ce, jusqu'à la dernière minute.
 
Bilan : Hush est un film à découvrir. Certes, il n'est pas d'une grande originalité, et la fin en décevra peut-être quelques-uns, mais il a au moins le mérite de ne pas céder à la facilité et de vouloir se démarquer de ses concurrents, et rien que pour ça, rendez-lui honneur en le regardant. Et si vous avez besoin d'une autre raison, regardez-le pour la musique de Christopher Young.

samedi 19 janvier 2013

Quand censure rime avec arnaque...

Mercredi 16 janvier. M6 proposait le Millénium original dans sa version longue. Moi qui avais apprécié ce film lors de sa sortie, et qui avais surtout honni le remake de Fincher, je me faisais une joie de le redécouvrir.
 
C'était sans compter sur M6 qui, visiblement réticente à montrer certaines scènes très crues du long-métrage, a décidé de les couper purement et simplement. Et pas dans la discrétion, je vous prie ! Même quelqu'un n'ayant jamais vu le film se serait rendu compte du malaise. J'ai quand même assisté à des changement subits de musique d'un plan à l'autre, signe qu'il manquait visiblement "quelque chose" entre les deux !
 
Je ne dirai pas que ce procédé est scandaleux, mais il est, pour le moins, difficilement compréhensible. Si la chaîne n'a pas le courage d'assumer ses programmes, qu'elle s'abstienne de les diffuser, mais qu'elle ne les retouche pas, par pitié !
 
Franchement, c'est comme si on enlevait toutes les scènes de meurtre d'un Scream, ou encore toutes les séquences de guerre d'Il faut sauver le soldat Ryan. En clair, cela ferait perdre tout son sens au film...
 
Pensez au cas de l'animé Ken le survivant qui s'est vu imposer une censure drastique, mais surtout un doublage audio complètement délirant, à cause de sa violence extrême. Il faut dire que la boîte AB, qui distribuait les adaptations de mangas en France, achetait les épisodes au poids. Par conséquent, elle se retrouvait avec un stock faramineux de produits à écouler. C'est comme ça que des séries comme Ken le survivant ou encore Nicky Larson, qui étaient destinées à des publics d'adolescents, voire d'adultes, se sont vues diffuser à des enfants de 5 ans ! On comprend mieux que Ségolène Royal se soit offusquée devant un tel déferlement de violence et de petites culottes devant les yeux  de charmants bambins...
 
Le problème, c'est que la censure se retrouve parfois dans les dvds, et que, pour avoir les épisodes dans leur intégralité, il faut acheter les coffrets collectors proposés par AB, qui coûtent, comme par hasard, la peau des fesses. Dans ce cas précis, la censure devient arnaque.
 
Mais AB n'a pas le monopole de ce procédé. TF1 en use également. Oui, oui, la chaîne TF1, quand elle ne se contente pas de diffuser des programmes d'une niaiserie sans bornes (cf son pitoyable Merlin), se permet parfois de censurer les films qu'elle achète et de proposer SA version remaniée dans les dvds qu'elle vend. Vous ne me croyez pas ? En voici pourtant la preuve.
 
Il y a de cela plusieurs années, TF1 diffusait le téléfilm Hitler, la naissance du mal, avec dans le rôle titre Robert Carlyle. Evidemment, le succès étant au rendez-vous, elle s'est mise à proposer le dvd dudit téléfilm, dvd que l'on trouve encore aujourd'hui dans les supermarchés, à un prix parfois fort attractif. Seulement voilà, il y a un os...
 
Ce que j'ignorais à l'époque, c'est que TF1 avait censuré Hitler, la naissance du mal. Et pas qu'un peu, mon neveu. Sur les 3 heures que durait le film original, la chaîne en a occulté pas moins de 45 minutes ! Oui, parfaitement, 45 minutes parties en fumée, pouf, envolées, disparues ! Et pas à la tronçonneuse comme M6. Non, non, de manière soignée, de telle façon que quelqu'un, qui n'a jamais vu le film original, ne puisse noter la supercherie. Et bien entendu, c'est cette version écourtée que TF1 propose dans son dvd. En résumé, si vous croisez cette jaquette :
 
 
Ne l'achetez pas !!!
 
Le pire dans cette histoire, ce sont les raisons avancées par TF1. La chaîne craignait, en effet, d'offusquer les spectateurs à cause des propos antisémites que disaient le personnage d'Hitler. Mais enfin, c'est Hitler, bon sang de bon sort, pas un enfant de choeur !!! Si on suit la logique de TF1, il faudrait alors enlever toutes les images où Hitler fait un discours contre les Juifs dans la série documentaire Apocalypse ?! Cela n'a pas de sens !!! Le but du téléfilm était de dénoncer l'inaction de personnes qui auraient pu stopper l'ascension d'Hitler au pouvoir, en aucun cas de glorifier l'individu et ses penchants antisémites. Si les gens de TF1 ont mal interprété le message, il ne faut pas s'étonner de voir des séries comme Camping Paradis en prime time. C'est certainement beaucoup plus inoffensif, mais niveau réflexion c'est le vide abyssal.
 
En résumé, je ne peux que vous inviter à... censurer la censure.

mercredi 16 janvier 2013

[Sortie nanardesque] El Dorado, la cité d'or

Si, comme moi, vous aimez farfouiller dans les rayons dvds, vous êtes peut-être tombés sur ceci :
 
 
Ce que vous ne voyez pas, en revanche, sur cette image, c'est l'éloge de Jeuxactu.com collé sur l'emballage plastique. Je vous le cite : "Paysages époustouflants, scènes de combats spectaculaires, préparez-vous à un grand film d’action et d’aventure dans la lignée des grands périples d’Indiana Jones !"
 
Mais bien sûr mon coco ! Ce n'est pas comme si c'était la première fois qu'on nous promettait ça. Je ne compte plus le nombre de clones d'Indiana Jones qu'on nous a servis ces dernières années, mais une chose est sûre : très peu ont réussi à se hisser à sa hauteur. Ce dvd serait-il l'exception qui confirme la règle ? Pour cela, il faudrait l'acheter. Mais bon, débourser 20 euros pour un film dont on ne sait strictement rien, voilà qui serait bien hasardeux.
 
Heureusement, la TNT est là pour nous aider. En effet, dans sa générosité, France 4 a diffusé récemment ce gros téléfilm de 3 heures. Bien lui en a pris, car maintenant je suis à même de vous livrer mon sentiment sur ce long-métrage.
 
Soyons honnête, El Dorado, la cité d'or est loin d'être la catastrophe à laquelle je m'attendais : la réalisation est soignée, les combats bien chorégraphiés, les décors dépaysants, les acteurs convaincants et le scénario parfois bien recherché (notamment les motivations du méchant qui sont plus originales que la moyenne).
 
Alors pourquoi mettre ce long-métrage dans la rubrique "Sortie nanardesque" plutôt que dans "Bonnes surprises" ? C'est très simple, en fait. Tel le Dernier des Templiers (avec Nicolas Cage), il faut attendre la dernière demi-heure du film pour entrer de plain-pied dans le nanar de compétition. La raison ? Et bien, laissez-moi faire appel à votre bon jugement...
 
Supposons que vous êtes le réalisateur de ce téléfilm, que vous savez n'avoir qu'un faible budget pour les effets numériques, que feriez-vous ? Vous les utiliseriez avec parcimonie ou de manière réfléchie, n'est-ce pas ? Et bien voyez-vous, le metteur en scène d'El Dorado a, lui, pris le parti inverse ! Et là, c'est le drame !!!
 

Démonstration !
 
Cette utilisation décomplexée d'effets numériques bas de gamme s'avère au final à double tranchant. Premièrement, le rendu est fort laid, mais surtout, deuxièmement, on a franchement du mal à imaginer des Incas mettre au point des androïdes aussi sophistiqués... A moins que cela ne soit de la magie ? Quoiqu'il en soit, c'est juste RI-DI-CU-LE.
 
Conclusion logique, après trois heures de péripéties correctes sans plus, où l'on se surprend à penser que le meilleur est à venir, que la fin va être plus épique, cette séquence, à elle seule, réduit à néant tout le potentiel du film. Dire que Jeuxactu.com osait comparer cette grosse blague à Indiana Jones ! Franchement, après ce que je viens de voir, je peux affirmer qu'Harrison Ford a encore de beaux jours devant lui, la relève n'est pas encore assurée.
 
 
 



mardi 15 janvier 2013

En allant voir le Hobbit...

Ce qui est génial quand on va voir un bon film, ce sont les bandes-annonces qui le précèdent. Et au vu de ce qui nous a été montré juste avant le Hobbit, l'année 2013 s'annonce prometteuse pour nous, les nanardeurs.
 
Voyez plutôt :
 
 
Hansel et Gretel, chasseurs de sorcières. Voilà l'archétype même du film sans imagination, qui surfe sans aucune vergogne sur la vague des super-héros et de la réactualisation des contes (initiée par le Chaperon Rouge, Blanche-Neige et le Chasseur...). Et quand je dis sans imagination, rien que la bande-annonce annonce la couleur avec une réplique piquée, ni plus ni moins, à Gladiator : "A mon signal, déchaîne les enfers !". De quoi nous faire méditer sur le contenu de cette chose.
 
Et je ne vous parle même pas de la présence du désormais incontournable Jeremy Renner. Il en a fait du chemin depuis Démineurs celui-là. Le problème, c'est qu'il se cantonne à des rôles de bourrin. Songez-y, on l'a vu depuis dans Mission Impossible 4, Thor, Avengers, Jason Bourne : l'Héritage. Si ça trouve, il va bientôt prendre la relève de Daniel Craig pour James Bond, qui sait ? En plus ils ont un vague air de ressemblance...
 
Mais LE coup de coeur de la séance est sans conteste ceci :
 
 
Jack, le chasseur de géants. Idem que pour Hansel et Gretel. Encore un film qui suit la mode. Mais avec cette fois quelques petits plus : Ewan MacGregor qui semble s'amuser comme un petit fou, et, surtout... Bryan Singer !!!
 
Le réalisateur qui a signé le génial Usual Suspect, l'homme qui a initié le retour des super-héros au cinéma avec X-Men, le metteur en scène qui s'est pris les pieds dans la cape de Superman, l'individu qui a tenté de se racheter avec Walkyrie. Comment a-t-il pu s'abaisser à réaliser cette chose infâme aux effets numériques aussi visibles qu'un éléphant dans un couloir ? L'argent sans doute...
 
 
En tous les cas, voilà deux candidats sérieux qui risquent fort de se faire épingler sur ce blog. Affaire à suivre...
 
 
 
 

dimanche 13 janvier 2013

Bonne année !

Janvier. Le mois des bons voeux, des embrassades, des bonnes résolutions...
 
Quoi, déjà ?!! Zut alors mais je suis en retard !!!
 
Alors, pour commencer, toute l'équipe du Guide du Nanar Futé se joint à moi pour vous souhaiter une très bonne année 2013, avec, à la clef, beaucoup de réussite dans tout ce que vous entreprendrez, une bonne santé, et surtout, surtout... beaucoup de nanars à visionner !
 
Ce qui m'amène aux bonnes résolutions Vous l'aurez sûrement remarqué, mais le blog a tout bonnement cessé toute activité depuis plus de 2 mois. Je ne vais pas vous écraser sous un flot ininterrompu d'excuses diverses et variées, le fait est que nous avons eu beaucoup de mal à nous organiser (emplois du temps chargés, vacances intempestives, problèmes familiaux, météo détestable, flemmingite aïgue, fausse fin du monde etc...). Mais voilà, fin de l'hibernation, le Guide reprend du poil de la bête.
 
Pour ce faire, plusieurs décisions ont été prises. Tout d'abord, les vidéos vont être plus espacées. Je sais, je sais, j'entends déjà les critiques fuser. La raison en est pourtant très simple, il nous est difficile de nous retrouver régulièrement pour tourner. Les rares instants où nous avons de la disponibilité sont durant les vacances. D'où la conclusion logique qui s'impose, une vidéo pour chaque période de vacances. Donc n'attendez pas la prochaine avant fin février-début mars.
 
Cela étant dit, ne croyez pas que pendant tout ce temps, nous allons nous rouler les pouces. Nous allons, dans les jours qui viennent, tâcher d'enrichir le blog d'articles divers et variés, allant de la critique de bande-annonce à l'analyse détaillée de films, extraits vidéo à l'appui, afin que vous soyez bien armés contre les nanars.
 
Et croyez-moi, l'année 2013 promet...
 
 

vendredi 19 octobre 2012

[Sortie nanardesque] Expendables 2

 
Expendables 2 est clairement décevant. Alors que le premier était relativement touchant par son thème (le mercenaire qui accepte une mission suicide juste pour avoir la conscience tranquille), celui-ci est très basique : la vengeance pure et dure.

En temps normal, ce thème, maintes fois rabaché fonctionne. Encore faudrait-il que Stallone veuille écrire des scènes intéressantes. Qu'est-ce que c'est que ces dialogues du style "S'il continue de ronfler, j'le bute" qu'on nous sert pendant près d'une heure ? Non seulement ce n'est pas drôle mais cela plombe le film qui, pour le coup, nous paraît très long.

Question acteurs, ce n'est pas très brillant non plus. Stallone se réserve les meilleures scènes, les autres ne sont là que pour la figuration (mention spéciale à Jet Li qui disparaît du film au bout de 10 minutes). Schwarzy et Willis en sont réduits à déblatérer les répliques cultes de leurs sagas respectives, ce qui est peut-être drôle mais hors de propos. Quant à Chuck Norris... ben il fait du Chuck Norris, sans faire de démonstration de karaté (en même temps il a 70 ans, faut pas pousser non plus).

Mais le pire, c'est le méchant incarné par JCVD. Non pas que ce dernier joue mal. Non, c'est parce que Stallone l'a gratifié d'un nom fort réfléchi ("Vilain") et a oublié d'étoffer son personnage. Tant est si bien, que le bras droit de "Vilain" paraît plus menaçant que "Vilain" lui-même. D'ailleurs la mort du lieutenant a plus de gueule que celle de "Vilain" c'est dire...

Bref, à part une introduction tonitruante et des effets spéciaux mieux travaillés que dans le 1, ce nouvel opus s'avère décevant de bout en bout.
 
Une fois n'est pas coutume : le meilleur est dans la bande annonce.

La mort la plus conne de l'histoire du cinéma (4)

Originale, lente, et risible, cette mort vaut son pesant d'or...

Comme dirait Mister Gaga : "Dégueulasse !!!"

lundi 15 octobre 2012

La mort la plus conne de l'histoire du cinéma (3)

Tirée de White Fire, cette mort-ci démontre, de manière éclatante, que savoir se battre est une chose, mais que possèder la bonne arme en est une autre.

Le flingue, prends le flingue !!! Oh la gourde, elle a pris le couteau ! Tant pis pour elle !

vendredi 12 octobre 2012

La télé-poubelle façon TF1

Depuis quelques années déjà, la chaîne TF1 a décidé de ne plus faire aucun effort en matière de fiction. Finis les sagas de l'été, le policier du jeudi ou les téléfilms historiques. Entre deux soirées "Experts", la chaîne nous propose désormais des fictions tellement crétines que même un enfant de plus de dix ans ne pourrait regarder sans éprouver une certaine honte.
 
Pensez-y. Que nous propose TF1 en matière de téléfilms, aujourd'hui ? Entre une Joséphine Ange Gardien qui nous abreuve de bons sentiments entre deux disparitions en fondu, un Camping Paradis qui n'arrivera jamais à la cheville d'un épisode des Bronzés, des Toqués absolument affligeants de nullité et de surjeu, sans parler de la série Doc Martin horripilante à souhait par l'énormité des situations (souvent pas drôles au passage), on peut dire que nous sommes gâtés.
 
Mais TF1 n'a pas fini de nous étonner. Après Ali Baba, Gérard Jugnot fait son grand retour sur la chaîne avec Merlin. Et là, je ne peux m'empêcher de poser une question : comment peut-on mettre autant d'argent en acteurs et effets spéciaux pour pondre un aussi pitoyable résultat ?! Sérieux ?!!
 
 
Rien dans cette bande-annonce ne me donne envie de regarder ce téléfilm. Les acteurs ont l'air d'être en roue libre, Gérard Jugnot fait le minimum syndical, et la légende du Roi Arthur semble bien malmenée. Je veux bien qu'on fasse des téléfilms pour toute la famille, et spécialement pour les enfants. Mais ce n'est pas une raison pour les prendre pour des débiles. A 10 ans, je regardais les Chevaliers de la Table Ronde avec Robert Taylor. Le film date des années 50, c'est vrai, mais il sera toujours 1000 fois meilleur que cette infâme bouse que TF1 diffusera le 29 octobre prochain.
 
Heureusement que France télévision est là pour sauver la mise. Cette semaine, par exemple, nous avons eu droit à deux fictions de qualité avec Malgré Elles (que je vous recommande chaudement) et Faux Coupable (qui n'est effectivement pas destinée aux enfants).